Mon combat

comme des bouteilles à la mer...

 

Conserver mon emploi:


Animatrice BCD

 

 

 

 

 

Mon travail :

 

 

Animatrice de BCD et accompagnatrice scolaire.

Ce n'est qu'une source de bonheur journalier.

 

Que je sois à la BCD avec les enfants la journée ou à la maison le soir tard et les week-end, devant mon pc je travaille pour eux :

- soit en cherchant sur internet de nouveaux documents, des supports, des nouveautés de société, des contacts avec des éditeurs francophones pour obtenir des affiches (le tout gratuit car le budget est peu élevé ), des recherches à leur demande…,

- soit à leur écrire des saynettes, des petits contes, préparer les séances pour chaque niveau et différentes chaque semaine, etc…


Je vis, je suis !

 

 

 

Être avec les enfants en demande.
Me sentir utile.
Donner ma confiance et ma sincerité.
Reçevoir leur colère parfois contre les injustices de la vie.
Ecouter leurs problèmes.
Les aider à croire en demain.


Leur donner l'envie d'avoir envie !

Mes handicaps existent toujours mais mon travail me donne la force et l'envie de me battre.
Ma souffrance est là, mais les enfants au travers de mon travail me la font supporter.
Je serre les dents bien souvent à la douleur qui régit mon corps.
Je garde le sourire pour eux, même quand je suis torturée et très fatiguée.
Mais le sourire, l'interêt, ou même juste la présence des enfants sont devenus au cours de ces années le traitement le plus bénéfique à mes handicaps.


 

 

 

Mon salaire :

 

 

Je suis au SMIC pour 35 heures/semaine.
Le contrat (C.A.E) était de 30 heures mais ils m'ont dit qu'ils avaient besoin de moi plus longtemps.
J'ai accepté, même si mon taux horaire était diminué par rapport au contrat précédent (C.E.C par un organisme dépendant de l'éducation nationale).
Au tout début j'ai été embauchée en C.E.S (2 à la suite par l'organisme de Blois qui avait fait la demande au sein de l'ANPE pour créer des BCD), c'était l'année scolaire 1999/2000.

Système des contrats d'aide, contrats précaires en somme, les employeurs ont en charge un pourcentage à régler environ 10% et le reste est payé par l'Etat.
Seulement arrive le moment où plus aucun d'entre eux ne peut vous être attribué, et là vous êtes mal !


Dans l'absolu, les employeurs devraient embaucher ces personnes après les contrats d'aide mais dans la réalité tout cela est utopique.


Même reconnu comme compétant, soutenu par tous ou presque, on ne donne pas les moyens aux employeurs pour vous garder…
Beaucoup de paroles, de promesses, de faux espoir…
Mais c'est toujours le "petit" qui reste sur le côté !

 

 

 

Si je prends mon cas, pour parler de ce que je connais :

Monsieur Sartori Philippe, maire de Noyers sur Cher 41140, élu au Conseil Général du Loir et Cher comme Rapporteur général du budget et Président des maires du Loir et Cher n’a pas les moyens pour m’embaucher.

C’est ce qu’il m’a dit lors de notre dernier entretien à la mairie, pourtant il me dit qu’il souhaite ardemment le faire vu qu’ en plus de mes compétences, je suis travailleur handicapé ce qui est dans l’optique gouvernementale…

Il cherche comment faire pour trouver les moyens financiers, m'a-t-il dit.

J’ai un nouveau rendez-vous avec lui et son adjointe le 21 mai 2008 à la mairie.

Pour me dire quoi :

- « On t’embauche ! » ou « ADIEU ! »

Traduire par :

- « Tu vis ! » ou « Tu meurs ! »

Alors en attendant ce rendez-vous, moi aussi de mon côté j’ai décidé de chercher des moyens.

J’ai commencé à construire ce site et j’ai écrit jusqu’au plus haut de l’Etat français afin de trouver de l’aide.

Pouvoir aider la mairie de Noyers sur Cher à m’embaucher comme un vrai travailleur...

 

Mais était-il sincère lors de nos entretiens avant son élection

 

 

 

 

DERNIERE INFO

Juillet 2008

 

 

J'ai perdu ! Nous avons perdu...

"Une bataille...pas la guerre" comme a dit un grand homme!

Il faut que je trouve une solution, j'ai promis aux enfants de ne pas les abandonner.

Pour voir ce qui est arrivé cliquez sur les pages:

"Preuve à l'appui" et "Preuve à l'appui suite"

 

 

 

 

 

 

 

J'aimerai continuer le livre de ma vie…

Me donner une chance de vivre en somme, car les enfants, l’équipe enseignante, les parents d’élèves sont les meilleurs raisons de me battre contre mes handicaps.

 

Ils sont ma force, mon espérance.

J’attends, j’attends dans une angoisse permanente…

Ma maladie est râvie de cet état de fait mais pas mon corps, ma souffrance est souvent intolérable.

Aussi je m’interroge : Comment font les autres mairies pour embaucher des travailleurs handicapés

Sommes-nous des parias, nous les travailleurs handicapés

Nous voulons travailler, pas être des assistés financiers…

Déjà que nos corps sont dépendants de beaucoup de choses.

Laissez-nous la dignité de travailler tant que nous le pouvons !

Demandez à ceux qui me connaissent, mes handicaps n’interfèrent en rien dans mes compétences.

 

 


Mes absences :

 

Il peut m'arriver d'être dans l'impossibilité de bouger le matin après une nuit sans sommeil ou de très courte durée (je n'ai pas la phase de sommeil réparateur)…
Je ne peux donc pas me rendre à la BCD pour 9 heures.
Si la maladie me le permet (que mon corps se décontracte et me laisse libre de mes mouvements) je me rends à la BCD en début d'après midi. Sinon, je dois attendre le lendemain que la crise soit passée.


Il y a aussi mes hospitalisations : celles programmées qu'il suffit d'organiser avec l'équipe enseignante.
Mais aussi celles qui sont déclenchées par des crises trop fortes, là se sont les pompiers ou le SMUR qui viennent me chercher pour les urgences…

 


Une anecdote en passant :
Un jour après l'examen du médecin urgentiste suite à un doute de crise cardiaque, celui-ci me dit :


- "Vous devriez apprendre à être égoïste !"

Devant mon incompréhension, il ajouta :

- " Oui, peu d' égoïstes stressent au point de faire des crises cardiaques ! ".

Oui, je m'absente à cause de mes handicaps, pas pour mon plaisir !
Mais un collègue m'a dit un jour :


- "Au lieu de critiquer tes absences, entre nous justifiées, ils feraient mieux de voir le travail que tu fais…Il y en a qui ne manque pas mais qui ne fiche rien ! ".

 

Je fais de mon mieux pour avoir le moins de jours d'absence possible.
J'aime tellement mon métier, loin de lui je me sens si inutile.


J'ai besoin de mon travail, pour moi c'est vital !